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Rosalya Lingston

Rosalya Lingston

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R osalya n’était pas une fille de bonne famille. Au contraire, elle se rappelait le pain racis et la soupe qui avait plus le gout d’eau que de soupe. Cependant, certaines choses finissaient par payer et son père put avoir une fortune tombée du ciel. C’était ainsi que l’enfant qu’elle était l’avait vécu. De ce genre de nourriture, elle était passé aux bons repas chauds et avec de la viande. C’était ainsi que Rosalya était passée d’une fille de la rue à une petite bourgeoise égoïste et stupide. 

Elle s’achetait de nouvelles robes, de nouveaux bijoux jusqu’à ce que la guerre frappe à leur porte et que son frè
re et son père furent réquisitionnés. Sans eux, l’argent ne rentrait plus et Rosalya découvrit la dureté de la vie. Non, elle ne la découvrait pas, elle s’en rappelait. Telle une plaie suintante, la jeune femme avait pris peur, s’était mis à angoisser de ne plus revoir les deux figures masculines de la famille revenir du champ de bataille. Et malheureusement, son cerveau eut raison de lui faire craindre cette perte quand elle se retrouva sans un père, sans un frère mais avec deux cercueils que sa mère pleurait à chaudes larmes. 

Rosalya pleura aussi mais elle ne pleurait pas parce qu’elle venait de perdre un être cher mais parce que sa vie de luxe prenait fin en même temps que la vie de son père et de son frère. Une femme n’avait pas de droit et ne gagnait pas son propre argent, il lui fallait une solution. Il n’y en eut qu’une qui lui plut : le mariage. Mais il ne lui fallait pas une cible trop en forme, elle devait obtenir un riche qui la mettrait à l’abris toute sa vie, un riche dont la richesse ne pourrait pas s’évaporer en mourant. Il lui fallait un vrai riche qu’aucune belle femme ne voudrait avoir. C’était aussi un souci, la concurrence pouvait être rude mais elle n’abandonnait pas et cherchait sa cible. Etonnement, sa mère ne tenta pas de la dissuader car celle-ci savait qu’au travers de sa vie, elle pouvait aussi assurer son avenir à elle et à l’enfant qui grandissait en elle. 

 

Son père ne leur avait pas laissé que de la misère, il avait aussi laissé une dernière chance à leur famille de sortir la tête de l’eau. La mère de Rosalya était encore enceinte, peut-être avait-elle encore un héritier qui pourrait être utilisé comme marionnette par les deux femmes ? Malheureusement, une grossesse était trop longue pour que Rosalya ne pense pas égoïstement à son propre avenir. Elle n’avait pas vraiment d’attache familiale, elle aidait sa mère parce que celle-ci s’accrochait à sa cheville comme un boulet mais sans la maison et le titre de veuve de sa mère, Rosalya l’aurait déjà écartée de sa vie. 

Alors il lui fallait une solution et elle était déjà toute trouver en théorie mais en pratique, tout était plus compliqué. Rosalya était une belle femme mais certaines choses n’allaient pas avec les standards de la société. Sa peau était trop blanche comme si le soleil ne souhaitait pas lui offrir un peu de vivacité, ses cheveux trop épais et son corps trop mince… Sa mère lui avait déjà fait remarquer qu’il lui fallait plus d’hanches pour enfanter et la jeune femme s’était retenue de lui dire ses quatre vérités. Devant un miroir, Rosalya se trouvait agréable mais quelque chose semblait clocher aux yeux des hommes, ils la désiraient mais aucun ne souhaitait lui demander sa main… Ils la traitaient tous comme une fille de joie, ce qu’elle ne serait jamais. Rien ne serait offert avant le mariage, c’était bien l’un des rares principes de la demoiselle. Une fois les papiers signés et la bague à son doigt, Rosalya n’était pas dérangée par le fait d’ouvrir ses cuisses mais avant cela, elle était catégorique et peut-être avait-elle refroidi quelques hommes aux mains baladeuses ? 

 

Un mois à la recherche d’un mari manqua de la décourager, elle voulait à tout prix éviter de devoir choisir le vieil homme que sa mère lui avait trouvé. Elle ne pouvait supporter d’imaginer embrasser un homme auquel il ne restait que trois dents. Pourquoi aucun homme ne voulait d’elle ? Pourquoi personne ne se retrouvait séduit par son charme ? 
 

Le souci n’était pas au niveau de son physique et Rosalya tentait de se voiler la face en continuant de penser qu’il ne pouvait qu’être question de ça. Malheureusement, la jeune femme avait beaucoup de défauts et ceux-ci ne plaisaient pas toujours. 

«La curiosité est un vilain défaut, Rosalya. Un jour, tu risques de regretter de te mêler de tout ce qui ne te regarde pas.»

Cette phrase avait dû être dite de trop nombreuses fois à la jeune femme. La curiosité était un mal dont elle n’arrivait pas à guérir. La jeune femme avait un vice si profondément ancré dans son âme qu’elle ne pouvait y résister sans en souffrir. Savoir la fin d’un livre, savoir les secrets de leur vielle bâtisse, savoir pourquoi un chat retombait sur ses pattes, savoir pourquoi un humain avait besoin d’eau pour survivre, savoir pourquoi le sang était rouge, savoir, savoir et encore savoir… A force de voir leur fille se rendre folle pour des questions qui n’avaient lieu dans aucune autre tête, ses parents eurent peur, non pas pour elle mais pour eux. Et si leur enfant était possédé par Satan ? 

 

Ce fût cet exorcisme qui calma cette pulsion… Enfin ce fût la douleur qui fit comprendre à Rosalya qu’elle devait cacher ce défaut, un défaut qu’on acclamait chez les hommes mais pas chez les femmes… La bouche d’une femme ne devait pas servir à poser des questions. 

Ainsi elle avait continué à grandir et était devenue une femme mais le souci restait le même. Sans homme dans sa vie, elle finirait bien vite au couvent ou sur les trottoirs. La vie des femmes semblait pourtant s’améliorer mais il restait tant de travail pour leur offrir des droits que Rosalya serait déjà vieille fille avant que cette heure arrive. Il lui fallait donc un mariage, un homme qu’elle choisirait non pas par amour mais par cupidité et en échange, elle perpétuerait la lignée de cet homme en profitant de son argent. Rien de plus simple pour Rosalya Lingston si celle-ci arrivait à fermer sa vilaine bouche le temps d’un rendez-vous. 

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The ugliness of Greed.

The ugliness of Greed.

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